Les commentaires sur la composition du nouveau gouvernement n’ont pas beaucoup insisté sur l’élargissement des attributions d’Hervé Novelli qui ajoute une nouvelle corde à son arc. Ce n’est plus un arc, c’est une véritable harpe qui lui permet de jouer sur une même partition avec le Commerce, l’Artisanat, les PME, les Professions libérales, les Services, le Tourisme et désormais la Consommation, récupérée sur le pupitre de Luc Chatel. En cumulant le poids de tous ces secteurs, Hervé Novelli devient le pilote politique de près de 70 % du PIB français. Un véritable poids lourd de l’économie française qui va continuer de boxer dans la catégorie mi-lourd avec un poste ministériel qui n’est pas monté en grade dans la hiérarchie gouvernementale. Pourtant, sur des dossiers plus techniques que médiatiques, il transforme progressivement le paysage des affaires avec l’instauration du régime de l’auto-entrepreneur, un accès facilité aux crédits, la gestion de la baisse de la TVA en restauration ou une loi Tourisme soutenue par tous. Le tissu des entreprises du tourisme est encore trop distendu pour qu’on lui accorde la reconnaissance d’un ministère à part entière. Ce n’est plus une surprise. En attendant, le travail continue avec les nouvelles missions dévolues à Atout France et une opportunité de plus pour Hervé Novelli de rassembler des univers complémentaires. Il a dans ses poings une force de frappe qui peut nous faire gagner les combats engagés de la compétitivité française. A lui de faire jouer en équipe tous ces secteurs qui participent chacun à l’économie du Tourisme et à l’accueil en France.
A travers l’analyse jour par jour du parc hôtelier de Paris intra muros et d’un panel de 40 établissements (8 000 chambres du 0 au 4*) autour de la zone d’exposition du Bourget et de Roissy, MKG Hospitality a pu observer un net ralentissement de l’activité générée par le Salon de l’aéronautique du Bourget. La fréquentation hôtelière...
• Le RevPAR reste sous la ligne de flottaison avec un nouveau recul de 11,3% en mai dernier.
• Le calendrier moins favorable aux destinations loisirs n’a pas profité aux métropoles affaires, pénalisées par le ralentissement économique.
• L’effet de la crise est toujours très sensible à Paris avec une baisse généralisée de l’activité et une agressivité commerciale très nette dans les catégories supérieures.